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Communauté rom : six Nantais à Usti nad Labem pour briser les murs
13-08-2004  Guillaume Narguet


Des airs de chansons françaises et de chants tziganes ont résonné pendant trois jours dans la tristement célèbre rue Maticni à Usti nad Labem. Il y a quelques années, un « mur de la honte » y avait été édifié pour séparer les communautés rom et « blanche » du quartier. Sur une initiative de l'organisation humanitaire tchèque « Clovek v tisni », « L'homme en détresse », six jeunes musiciens français de Nantes étaient venus, cette semaine, dans la cité de Bohême du nord pour animer le quotidien des enfants du centre de vacances de la communauté rom. Stepan Moravec, de « L'homme en détresse », en est l'un des principaux responsables. Il s'est confié :

Les enfants du centre de vacances de la communauté rom, photo: CTK « Tout a commencé il y a trois ans. Il y a eu un chantier international pour des étudiants au centre pour enfants de la rue Maticni à Usti nad Labem. Il y avait alors une jeune de Nantes qui, lors de son retour en France, a créé une association avec ses amis pour soutenir à distance les enfants du quartier d'Usti où npus travaillions et surtout leurs activités de chant puisqu'il y a une petite chorale. Depuis, ce groupe d'amis de Nantes est venu à plusieurs occasions, notamment pour monter des spectacles avec les enfants. Ainsi, en avril, la chorale des enfants de Maticni s'est rendue à Nantes pour donner plusieurs concerts. Cette année, c'était déjà la cinquième fois que ce groupe de Nantes venait à Usti. La semaine dernière, ils ont donc donné un concert de leur groupe « Les Rapapas » en commun avec la chorale des enfants dans un club de la ville. »

Comment ces jeunes Français et les enfants rom communiquent-ils entre eux ?

« Comme ils peuvent, avec les mains et les jambes, comme on dit en tchèque. Pour l'organisation, il y a toujours eu un traducteur, mais pour ce qui est des activités avec les enfants, ils s'entendent très bien sans avoir besoin des langues. Ce n'est pas un problème, même si, bien sûr, les Français ont déjà appris quelques mots-clés de tchèque. »

Les musiciens français avec les enfants du centre de vacances de la communauté rom, photo: CTK Vous l'avez déjà évoqué : des voyages d'échange sont organisés. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

« En avril, l'association nantaise a organisé le voyage de neuf enfants qui ont donné là-bas trois ou quatre concerts et se sont baladé, par exemple, à la mer, ce qui était merveilleux pour eux qui ne l'avaient jamais vue, etc. »

Avec leur association, ces jeunes Français s'intéresent-ils également à la communauté rom en France ?

« Oui. En fait, ils ont deux buts principaux. Premièrement, c'est ce soutien à distance aux enfants de ce quartier exclu de Usti nad Labem. Ensuite, c'est de sensibiliser sur la vie et l'intégartion des Manouches de la région nantaise. C'est une culture très différente de celle des Roms en République tchèque, mais il y a quand même ce qu'on peut appeler une connexion symbolique. »




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