La République tchèque a inauguré l’Année européenne de lutte contre l’exclusion sociale
La République tchèque est le premier pays des Vingt-sept à avoir
officiellement lancé, le 22 janvier, l’Année européenne de lutte
contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Une enveloppe de 17 millions
de couronnes est destinée aux projets devant permettre de réaliser les
priorités fixées par la Tchéquie dans le cadre de l’Année européenne
2010 :
Une manifestation proclamée par le Parlement européen et le Conseil de
l’UE qui est un engagement commun des pays membres à lutter d’une
manière efficace contre le problème de pauvreté qui menace les couches
les plus vulnérables de la société. A en croire Eurostat, 17% de la
population européenne sont menacés de basculer au-dessous du seuil de la
pauvreté. Avec un chiffre de seulement 9%, la Tchéquie semble être la
mieux protégée. Or, l’indice de pauvreté, dans l’optique
d’Eurostat, c’est, par exemple, la possibilité de partir en vacances,
de se chauffer, d’acheter une voiture ou de manger de la viande.
Les problèmes que la République tchèque se propose de régler en
priorité dans le cadre de l’initiative européenne ont été présentés
par le ministre du Travail et des Affaires sociales, Petr Šimerka :
« C’est la prévention de l’exclusion sociale à la suite d’un
surendettement, un problème européen qui devient de plus en plus aigu en
République tchèque. Il existe un lien étroit entre le surendettement et
le problème de l’emploi, ou plutôt du chômage, car les personnes qui
perdent leur emploi et qui ont des prêts ont souvent recours à de
nouveaux prêts pour pouvoir rembourser leurs crédits précédents. De
cette manière, les problèmes s’accumulent. »
Douze projets fixés par la Tchéquie pour lutter contre l’exclusion et
la pauvreté ont été adoptés. Outre le surendettement, il s’agit
notamment d’assurer l’égalité de l’accès au marché de travail,
d’améliorer le niveau d’instruction et de s’occuper sérieusement de
la situation des sans-abri.
Les premiers ambassadeurs tchèques de l’Année européenne de lutte
contre l’exclusion sociale se sont présentés au public vendredi dernier
au théâtre praguois Bez zábradlí : parmi eux, Katarina Klamková,
directrice de l’association civique IQ Roma servis, et Boris Šmejkal,
vendeur de Nový prostor – journal de rue qui permet d’apporter des
solutions aux personnes en situation de précarité dont la majorité sont
des sans-abri.
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